Le ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires chargé des Droits de l’homme, Ali Hassan Bahdon, a reçu hier matin dans son cabinet, une mission d’observation de l’Union africaine. La rencontre témoigne de l’engagement de notre pays en faveur de la transparence et de la crédibilité du scrutin à venir.

À l’approche de l’élection présidentielle prévue ce vendredi, la scène politique djiboutienne s’anime sous le regard vigilant de la communauté internationale. Dans ce contexte, le ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires chargé des Droits de l’homme, Ali Hassan Bahdon, a reçu hier, dans son cabinet, une délégation de l’Union africaine en mission d’observation électorale. Conduite par l’ancien Premier Ministre du Rwanda M. Bernard Makuza, cette délégation d’observateurs de l’Union Africaine, la visite de cette délégation à Djibouti, s’inscrit dans le cadre de l’élection présidentielle prévue le vendredi 10 avril prochain.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du déploiement des mécanismes africains de supervision des processus démocratiques sur le continent. Mandatée pour suivre le déroulement de l’élection présidentielle, la délégation de l’Union africaine a pour objectif d’évaluer la régularité, la transparence du scrutin, tout en contribuant à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions électorales.

Au cours de cet entretien, les échanges ont porté sur les préparatifs logistiques et juridiques entourant le scrutin, ainsi que sur les garanties mises en place pour assurer un processus électoral apaisé et conforme aux standards internationaux. Le ministre a, à cette occasion, réaffirmé la volonté des autorités djiboutiennes de garantir un cadre électoral serein, respectueux des droits fondamentaux et des principes démocratiques.

Depuis jeudi dernier, la campagne électorale bat son plein à Djibouti. Elle oppose notamment le Président sortant, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, candidat de la coalition de l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), à Mohamed Farah Samatar, représentant du Centre des Démocrates Unifiés (CDU), principal parti de l’opposition.

Dans les rues de la capitale comme dans les différentes régions du pays, meetings, caravanes et prises de parole rythment le quotidien des électeurs, traduisant une mobilisation politique notable à l’approche du scrutin. Cette effervescence témoigne de l’importance de l’échéance pour l’avenir du pays, alors que les candidats rivalisent de propositions pour convaincre un électorat attentif.

La présence de la mission d’observation de l’Union africaine apparaît, dans ce contexte, comme un gage supplémentaire de crédibilité. Elle vient appuyer les efforts nationaux visant à garantir la transparence du processus électoral et à prévenir toute contestation post-électorale.

Au-delà de son rôle technique, cette mission incarne également un symbole fort de solidarité africaine et d’accompagnement des États membres dans la consolidation de leurs institutions démocratiques. Elle rappelle que la stabilité politique et la légitimité des scrutins constituent des piliers essentiels pour le développement durable du continent.

Rappelons que notre représentant permanent auprès de l’UA, l’ambassadeur Abdi Mahamoud  Eybé et l’ambassadeur Guelleh Idriss Omar ont assisté à cette rencontre entre le Garde des Sceaux Ali Hassan Bahdon et les membres de la délégation de l’UA.

À mesure que le jour du vote approche, toutes les attentions se tournent désormais vers Djibouti, un pays stratégiquement situé qui abrite de nombreuses forces militaires étrangères et bases internationales. Entre enjeux politiques, de ce pays stratégiquement situé, attentes citoyennes et regard international, Djibouti s’apprête à vivre un moment clé de sa vie démocratique.

RACHID BAYLEH