
À J-2 du scrutin, la campagne présidentielle est rentrée dans sa dernière ligne droite. Les deux partis en lice déploient tous leurs efforts dans ce sprint final de la campagne afin de convaincre le plus d’électeurs mais également les plus d’indécis. Face au candidat de l’Union pour la majorité présidentielle, le parti du centre démocrate-unifié est le parti de l’opposition qui concourt dans cette élection présidentielle en vue d’inverser la vapeur et ainsi jeter les jalons d’un avenir promoteur et la possibilité d’une nouvelle Djibouti.

Une tâche qui s’annonce difficile eu égard à l’ancrage que le parti de l’Union pour la Majorité présidentielle possède au sein des différentes communautés nationales qui composent le pays, lesquelles s’accordent de concert à leur attachement à ce parti . Cela va de soi compte tenu d’un bilan économique robuste caractérisé par des indicateurs économiques au vert.
Cependant, comme dans toute démocratie, le choix revient aux citoyens qui, à travers les élections, départagent les candidats pour porter à la magistrature suprême le candidat de leur préférence. Et Djibouti n’est pas en reste dans ce processus démocratique où le citoyen est libre de choisir le candidat de son choix.
Après avoir effectué, le weekend dernier, deux meetings marathon dans les régions d’Ali-Sabieh et de Dikhil, le parti du centre démocrate-unifié a mis le cap lundi après-midi vers les collines de la ville d’Arta. L’objectif : aller au contact de la population d’Arta pour s’imprégner de ses doléances tout en lui présentant les programmes politiques de leur parti.
C’est sur cette lancée que les ténors du parti de l’opposition, à leur tête le candidat à la présidentielle M. Mohamed Farah Samatar, dit Khaireh, se sont rendus dans l’après-midi de lundi dernier dans la ville éponyme de la région d’Arta. Perchée sur une montagne aux airs doux et agréables, la ville d’Arta est située à une quarantaine de kilomètres de la ville de Djibouti.
Au-delà de sa célébrité régionale et internationale, Arta est réputée pour être une ville tranquille où ses habitants ont le sens de l’hospitalité. Une tranquillité qui n’a pas dérogé à la règle dans le laps de temps de l’après-midi de lundi dernier, dans la mesure où la délégation, conduite par le chef de file du parti CDU et candidat à l’élection, est rentrée dans la ville sans fanfaronnade.
Les véhicules de la délégation ont été dirigés vers une maison située dans l’un des quartiers de la ville. Accueillies par un groupe de personnes composé de jeunes et de mères de familles, tous portant des t-shirts aux couleurs flanqués des initiales constituées de cinq mots : « Un autre Djibouti est possible ». Après les salutations d’usage, la rencontre a servi de tremplin pour se pencher sur les multiples difficultés auxquelles sont confrontées les différentes couches de la population d’Arta.
Une jeune femme de la ville s’est d’abord exprimée pour souhaiter la bienvenue au candidat et à son staff. Il s’en est suivi un jeune de la localité de Weah, ce dernier a fait savoir que le parti CDU est apte à explorer les potentialités de la région. Les responsables ont tour à tour pris la parole pour prévaloir l’importance de ce scrutin présidentiel pour hisser la région vers le haut.
S’exprimant en dernier, le candidat du parti, M Mohamed Farah Samatar a mis en avant l’énorme potentialité de la région d’Arta. Prisé pour sa température clémente, la région possède un potentiel touristique sans équivoque a-t-il fait savoir. Il a fait écho de rendre dynamique le secteur du tourisme pour créer un débouché professionnel aux jeunes en manque d’emplois.
Le candidat et son staff ont pris ainsi le pouls de la population d’Arta dans l’optique de mieux présenter le programme et de prendre les engagements et les promesses de rigueur pour apporter des solutions aux problèmes de ces habitants. Pour les responsables du CDU, comme l’indique leur slogan : « Un autre Djibouti est possible ». Et selon le candidat en lice, sa concrétisation dépendra seulement des électeurs Djiboutiens qui devront opter le jour du scrutin pour le choix de faire sien la couleur bleue et créer la surprise. C’est sur ces mots du candidat de l’opposition que la rencontre s’est clôturée, comme au revoir et la promesse du jour J.
Sadik Ahmed









































