Les associations djiboutiennes, actives dans le secteur de l’éducation, avaient rendez-vous hier matin avec le MENFOP et l’USAID pour un atelier de renforcement de leurs capacités.

Définir les « rôles et les contributions des associations djiboutiennes intervenant dans le secteur de l’éducation pour l’amélioration de l’offre éducative». C’est l’objectif du grand raout qui a rassemblé hier au Kempinski, plusieurs dizaines d’associations agissant à travers tout le pays dans le secteur éducatif.

Des officiels de haut rang du MENFOP, de l’ambassade américaine, du système des nations unies, et des organisations internationales ont pris part à la rencontre parrainée par le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Moustapha Mohamed Mahamoud, et l’ambassadeur des Etats-Unis à Djibouti, Larry André.

Les représentantes de l’USAID, de l’UNICEF, et d’autres agences onusiennes ainsi que des organisations internationales ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cet atelier qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités des associations djiboutiennes (PRECAD), financé par l’USAID et mis en œuvre par la FHI360.

Dans son discours d’ouverture de la séance, le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a souligné combien le PRECAD renforce dans son  quatrième volet le projet transformateur du MENFOP, à savoir l’appui à la gestion et au renforcement des capacités des établissements scolaires.

Aussi, M. Moustapha Mohamed Mahamoud s’est dit persuadé que ce projet permettra aux associations djiboutiennes intervenant dans le secteur de l’éducation à mieux collaborer avec le MENFOP à travers des activités de sensibilisations et de plaidoyer visant à éliminer les disparités entre les sexes dans les écoles et les collèges en milieu rural surtout, l’appui au projet des établissements et la participation effective au projet citoyen appelé « mon école à moi».

De son côté, l’ambassadeur américain, Larry André, a mis l’accent sur l’intérêt de ce projet d’appui aux associations djiboutiennes afin de renforcer le capital humain qui est une richesse inestimable à Djibouti. Cet atelier est donc un moment de « réflexion entre les différents acteurs des secteurs socioéconomiques afin d’appuyer le développement humain et atteindre les objectifs de la vision Djibouti 2035 », a-t-il dit. Les travaux de l’atelier qui doivent se poursuivre jusqu’à demain permettront d’identifier les rôles et les contributions des associations djiboutiennes pour accompagner le MENFOP dans l’amélioration de l’offre éducative.

Plus généralement, il faut dire que le PRECAD est un projet de renforcement des capacités des associations djiboutiennes et compte à cet effet, apporter sa contribution dans l’atteinte des résultats à travers l’appui aux associations partenaires du MENFOP, notamment dans les déclinaisons contenues dans le PAE 2017-2020. Il s’agit notamment de l’élimination des disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire, et donc de l’instauration de l’égalité dans ce domaine en 2019. Par ailleurs, il vise à améliorer les pratiques de gouvernance à tous les niveaux afin d’assurer une gestion efficace et efficiente de la qualité des services offerts et de l’utilisation des services.

L’atelier de consultation multipartite (ACM) de deux jours réunissant les acteurs clés de l’éducation est organisé selon la méthodologie intitulée: “Tout le Système est dans la salle “TSS ou “Whole System in the Room” (WSR); et conçue pour identifier et rassembler un échantillon représentatif d’acteurs opérant dans le secteur.

C’est donc un large spectre d’acteurs qui prennent part à cette rencontre.

Citons notamment les leaders des associations et ONG travaillant dans l’éducation, des représentants du MENFOP, du personnel éducatif, des enseignants, des directeurs, des étudiants, des membres d’associations de parents d’élèves (APE), des chefs religieux et traditionnels, des opérateurs privés travaillant avec le secteur éducation et les autorités d’autres ministères partenaires du MENFOP (Intérieur, femme et famille, santé, décentralisation, jeunesse et sport, etc.) et les partenaires techniques et financiers.

Au terme de cet atelier, un certain nombre de résultats sont attendus. Il s’agit notamment d’élaborer une vision commune pour améliorer l’offre éducative, l’identification des grandes lignes et actions à mettre en œuvre par les associations djiboutiennes intervenant dans l’éducation pour contribuer à améliorer l’offre éducative, et enfin la formulation de recommandations et des actions concrètes et l’identification des mécanismes de synergie d’actions entre les parties prenantes.

MAS