Journal La Nation - Quotidien Djiboutien

Visite du Vice-premier ministre de Singapour
Sous le signe de l’amitié

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, M. Mahmoud Ali Youssouf a reçu hier matin, le Vice-premier ministre et ministre de la Défense de Singapour, M. Teo Chee Hean, en visite de travail à Djibouti..

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Secteur public et parapublic
La palme au Port de Djibouti

Grâce à une économie libéralisée et un partenariat public privé qui a fait ses preuves, l'économie djiboutienne sa porte bien. Ainsi, pour la première fois, les résultats nets des cinq plus grands établissements du pays (le Port, l'Aéroport, EDD, ONEAD, Djibouti Télécom) qui bien, que figurant dans le domaine public respectent la comptabilité privé, ont positifs. Preuve que le choc de la crise est bien passé..

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Université de Djibouti
La promotion "Amina Aboubaker" à l’honneur

Les cérémonies de remise de diplômes de l’Université de Djibouti se suivent mais ne se ressemblent guère d’année en année. Quatrième du genre, celle d’hier au Palais du peuple était riche en émotions et symboles. Une cérémonie qui consacrait les mérites des lauréats au nombre de 738 de la promotion «Amina Aboubaker Houmed » en toges et toques.

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Merci Excellence !

Hier, pour la onzième année consécutive, le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a reçu au palais présidentiel, les quatorze meilleurs lauréats du baccalauréat français et arabe de la session de juin 2010 au palais présidentiel. Ce fut un moment d’intenses émotions. Et dans les cœurs et dans les regards de quatorze jeunes lauréats, le même souhait. Le même vœu. La même prière : "M. le Président, restez avec nous !"

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Djibouti / Palestine
Au nom des liens historiques ...

Le chef de l’Etat a élevé le président de l’Autorité palestinienne, Mahamoud Abass au grade de grand dignitaire de la Grande Etoile de Djibouti, la plus grande distinction honorifique du pays. Arrivé mercredi en début d’après-midi, Abou Mazen a entamé une visite officielle de 48 heures au cours de laquelle, il a eu une réunion de travail avec une délégation djiboutienne, conduite par le chef de l’Etat.

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Un accueil fraternel !

Le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahamoud Abass, est arrivé hier en début d’après-midi à Djibouti pour une visite officielle de 48 heures. Un accueil fraternel lui fut naturellement réservé par le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, notre pays ayant toujours témoigné un soutien sans faille à la cause palestinienne.

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Enseignement supérieur:
La nouvelle formule

Le 19ème Conseil des Ministres de l’année a tenu hier ses travaux hebdomadaires. Le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, et les membres de son gouvernement ont évoqué plusieurs points à l’ordre du jour. Citons, entre autres, les seize projets d’arrêtés sur les diplômes universitaires nationaux qui ont reçu l’aval du Conseil des Ministres.

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15e sommet de l'IGAD
Le chef de l’Etat regagne la capitale

Le président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, est arrivé hier après-midi à Djibouti, en provenance de la capitale éthiopienne, où il a pris part au 15ème Sommet extraordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’IGAD.

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Double incendie au quartier IV

Et encore des flammes sur les toits ! Et encore des dégâts matériels ! Hier, alors que la température oscillait entre 45° et 50°, un double incendie s’est déclaré au quartier IV, ravageant plusieurs maisons. Sans aucune perte humaine. Heureusement.

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Protection de l’environnement
Impliquer les oulémas

Parce que la protection de l’environnement est l’affaire de tous, cela suppose une implication de tous les acteurs de la société. Tous, décideurs, associations, étudiants, leaders d’opinions, religieux…tous. Sans exception. Partant de ce principe, le ministère de l’environnement a organisé jeudi dernier un atelier de sensibilisation au profit des oulémas du pays.

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Carnet de Route
Sur les pas des chameliers du temps moderne 

L’exploration de l’Abyssinie antique. Tous ceux qui avaient emprunté un jour la locomotive revenaient remplis des souvenirs des lieux atypiques. Aujourd’hui, un autre corridor non moins surprenant ravive cette relation avec notre plus grand voisin de la région : la route nationale numéro une, usitée au quotidien par des milliers de camions. Le cercle des chauffeurs jadis réservé aux éthiopiens, s’ouvre de plus en plus aux djiboutiens qui forment ainsi une nouvelle génération des caravaniers. Un bout de chemin avec ces infatigables chameliers du temps modernes.

Une fois la plaine de Doobi franchit, l’Ethiopie s’ouvre dans toute son immensité. Immensité géographique, mais surtout une immense réserve de diversités culturelles. Au fur à mesure que les grands camions conquièrent lentement les milliers de kilomètres qui séparent Djibouti et Addis-Abeba, des paysages surprenants se déroulent comme un tapis, démesuré.

Par endroit, des villages entiers portent le sceau des catastrophes géo climatiques. A l’instar de Sardo, ce petit village entier enseveli sous la terre à cause des séismes des années soixante. Phénomène plus spectaculaire à la sortie de la mégalopole Adama connu sous le nom de Nazreth, où l’on voit à l’œil nu des portions de terre calcinées, effondrées, formant des cuvettes de plusieurs hectares.

Ici, une bernache endémique roucoule en toute insouciance au bord de la route. Là, un guerrier karrayou vous exhibe son AK7 rutilante sous la couche de beurre. Plus loin des anecdotes locales rapportent les sorties nocturnes du roi de la jungle.

Le voyage n’est qu’une série émouvante de découvertes et de dépaysement. Un territoire morcelé aux millimètres, une myriade des tributs avec leurs us et coutumes, la diversité dialectale et des autres idiomes étranges…qui aspirent à l’élan poétique.

Pour les Djiboutiens, éternels victimes de la grande chaleur, c’est plutôt le changement climatique qui enchante par-dessus tout. Le pont de Hawash franchi, un air pur et frais vous imprègne les os calcinés. Au-delà de Debre Zeit, c’est le règne du pittoresque, la congélation totale. A travers ces dédales d’enchantement, le métier de camionneur est autrement plus rude que celui de nos lointains chameliers.

A la chaleur torride de cette portion de basaltes que les géologues appellent incongrûment l’« Afar », les accidents fréquents et les intempéries prolongent incroyablement la durée du parcours. Plusieurs jours pour couvrir le millier de kilomètres d’Addis-Abeba.

Records de vitesse en sens inverse ! A cela s’ajoutent les assauts des moustiques, les tracasseries douanières, la lourde attente devant la station de scanner des conteneurs de Milé qui demande plusieurs jours de fil indien….
Sans compter l’inconfort des spécialités culinaires locales, loin d’être aux goûts des habitués des galettes tendres au petit matin. Pire, ces contactes romanesques avec le pays antique n’est exempte de risques.

Si nos transitaires peuvent s’enrichir à chacune des tribulations, nul ne peut imaginer les risques qu’ils frôlent aux quotidiens. Les accidents ne se limitent pas à ceux de la circulation : Le gin éthiopien qui coule à flots à chaque escale, les maisons d’arrêt qui traînent leurs cohortes de prostituées, le SIDA et ses comparses… pèsent, telle l’épée de Damoclès, sur ces routiers intrépides.

Certains segments routiers, en proie à des tensions interethniques sont à traverser sur les pointes de pieds. Dans ces zones, tuer une vache ou une chamelle accidentellement sur la route peut coûter la vie au chauffeur.
En dépit de ces dangers et de la modestie de leur salaire, nos camionneurs continuent de rouler, confiants en leur bonne étoile. Dans la stricte lignée des légendaires chameliers qui peuplent les bribes de nos traditions pastorales.

Ali Houmed