| Palmeraie de Daïmoli |
| Récolte des premières dattes |
Dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire, notamment dans les zones rurales, des vitro-plants de palmiers dattiers importés d’Arabie Saoudite, ont été distribués et plantés dans les différentes localités, dans le nord comme dans le sud du pays.
Après seulement deux ans et 8 mois, la palmeraie de Daïmoli est la seule qui a donnée la première récolte. Les dattes sont de très bonnes qualités et de gros calibres ! Dans la plupart des palmeraies plantées à la même période, aucune floraison n’a été observée. Ceci explique que l’on s’intéresse davantage à cette palmeraie pas comme les autres. Initialement, rien ne distinguait les vitro-plants de Daïmoli de ceux plantés dans les autres localités. Il s’agissait des mêmes variétés issues de la même technologie et phénotypiquement identiques. Le succès de la palmeraie de Daïmoli s’expliquerait donc par d’autres facteurs d’ordre environnemental. Parmi ceux-ci, l’abondance et la qualité de l’eau semble avoir joué un rôle majeur. Cette palmeraie est irriguée par un système gravitaire à partir d’une source pérenne qui flue continuellement. A cela s’ajoute, l’entretien et le savoir-faire des personnes impliquées. La palmeraie est supervisée depuis sa création par Omar Osman, un technicien agricole formé à cet effet. L’entretien quotidien est assuré par Ahmad Mohamed, ouvrier agricole très expérimenté et formé sur le terrain à Randa auprès des coopérants agricoles. En plus du travail d’entretien qu’il fait avec professionnalisme et beaucoup de minutie, M. Ahmad sait communiquer avec les dattiers, seule espèce sensible à la présence humaine ! Si je m’absente quelques jours, les dattiers me "boudent" un moment et mettent du temps à revenir à leur état normal, nous confia t-il avec ironie. Tous ces facteurs réunis dévoilent le secret de la réussite de la palmeraie de Daïmoli. Pour le CERD, ils représentent des précieuses leçons à tirer de l’expérimentation et pouvant être appliquées aux vitro-plants qui sortiront bientôt du laboratoire de culture in vitro. Daïmoli devrait donc naturellement constituer un site favori du CERD pour l’expérimentation de ses vitro vitro-plants. Selon le chercheur Moussa Omar Youssouf, la réussite du projet de Palmeraie est due en partie au dynamisme du président de l'association pour le développement intégré du Mabla Adim, M. Houmed Hassan Hamadou et au soutien indéfectible du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Mahamoud Ali Youssouf, président d'honneur de l'association Adim. |
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