![]() |
|
N° 71 du Mercredi 28 Avril 2010 |
|
Santé maternelle et infantile Une priorité nationale
Ainsi, Djibouti peut se targuer de résultats flatteurs dans ce domaine. Citons une baisse notable des taux de mortalités maternelles, de mortalités infanto- juvéniles, un meilleur accès des usagers aux services de santé et aux médicaments essentiels, un élargissement de la couverture vaccinale des enfants et des femmes enceintes et la stabilisation du taux propagation du VIH/Sida. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il a fallu au gouvernement d’ériger l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant comme une priorité nationale. L’une des étapes à cet effet a été la mise en place d’une nouvelle direction au ministère de la Santé, chargée de concevoir et coordonner la réalisation des actions et programmes destinés au renforcement du bien-être et de la santé de la mère et de l’enfant. Dans le domaine de la santé périnatale, les structures de santé ont été dotées de personnels qualifiés, des équipements et médicaments adéquats en vue d’une meilleure prise en charge des grossesses et des accouchements. L’objectif visé par ce biais est de faire baisser les mortalités maternelles et infantiles. Celui-ci reste toujours de mise. En matière de santé reproductive, des actions ont été menées pour renforcer la lutte contre les mutilations génitales féminines, élaborer un plan stratégique d’espacement de naissances et la généralisation des consultations de planification familiale et posta natales. Un centre de référence a été édifié pour améliorer la santé reproductive. Idem, le gouvernement a consenti des sacrifices financiers avec la construction et la réhabilitation des blocs des maternités au sein des structures sanitaires dans la capitale et les régions de l’intérieur. Sur la riposte nationale contre le VIH/Sida, plusieurs structures sanitaires ont bénéficié de l’extension du programme de prévention de la transmission du VIH des parents à l’enfant. Dans l’optique de l’amélioration de la santé de l’Enfant, divers programmes ont été initiés, notamment le programme de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant qui s’articule autour du renforcement des compétences du personnel, du système de santé et des pratiques des familles. Ceux-ci vont de pair avec le programme national de nutrition, mis en place à travers l’installation d’unités de récupération nutritionnelle dans les structures sanitaires. Quant à la couverture vaccinale des enfants, elle a été élargie. Le programme en question vise à éradiquer la poliomyélite d’ici 2011, la rougeole d’ici 2015 et le tétanos néonatal d’ici 2015. Les efforts du gouvernement en faveur de la santé de la mère et de l’enfant se sont traduits par une amélioration des indicateurs dans plusieurs domaines, chiffres à l’appui. De manière concrète, le taux de mortalité infantile est passé de 99 pour 1000 à 67 pour 1000, le taux de couverture vaccinale près de 53% en 2002 à 89% à 2009 pour l’antigène DTC/polio. Les baisses significatives de ces taux sont le résultat de l’amélioration la couverture sanitaire générale de la prise en charge intégrée de la maladie de la mère et de l’enfant et de la bonne couverture vaccinale. Le ministre Abdallah Abdillahi Miguil a souligné que d’une part les objectifs nationaux en termes de réduction de la mortalité infantile et de la mortalité infanto juvénile sont atteints, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, d’une part. Et d’autre part que cette tendance à la baisse des taux va permettre au pays d’atteindre les objectifs de développement du millénaire. |