N°  56 du Mercredi 07 Avril 2010

 Culture-Societé

Idriss Hassan Almah
Une référence de la chanson Djiboutienne

Né en 1938 à Obock, Idriss Hassan Almah, est l’un des pionniers de la chanson Djiboutienne. Des chansons qui ont traversé un demi siècle en toute quiétude et marquées nos concitoyens.    Auteur, compositeur, et interprète, Idriss Hassan Almah l’est depuis le début des années 50.

« Mes chansons ont été diffusées à partir de 1956 à la radio de Djibouti située à l’époque dans l’enceinte de l’actuel Assemblée nationale. Mara’a, Doubali tee yo, Ra ayti dhine, atu yoo fan, anu lee cinee ayro, badhiwea cinta yoo toublek… font partie de son répertoire. Cet artiste aujourd’hui octogénaire (78ans) a toujours l’art dans le sang. L’homme se rappelle de son passé glorieux et dit à qui veut l’entendre qu’à l’époque son groupe musical était composé de musiciens tels que Ali Taman, Taha Nahari, ‘’j’ai chanté aussi en duo avec Atu yoo fan.” Notre groupe était dirigé par Mohamed Aden, Abdallah Kamil et Hassan Xarara. 

Les répétitions avaient lieu dans les sièges des associations EGLAMACO, DATA MACO OU RAS BIR explique t-il. Quand il nous raconte ce passé, l’enthousiasme se lit dans ses yeux. Il aime à dire que les spectacles (sketchs et chansons) qu’ils ont présenté à l’Olympia ou au stade et qui datent de  1955 sont des défunts artistes Ahmed Bedani, Saida Aramayou dit Atuyoo fan, Omar Souleiki …etc.  A l’époque, l’homme déclare que ‘’les artistes percevaient le droit de diffusion mensuellement par la SACEM ’’, et d’ajouter que ‘’la vie n’était pas aussi dure ni aussi chère qu’elle l’est aujourd’hui. On pouvait vivre dignement de nos droits sur nos chansons diffusées à la radio’’.

Nostalgique il affirme que ‘’les artistes, auteurs et autres créateurs étaient motivés. Ils pouvaient vivre, en somme, de leur art’’.

Idriss Hassan Almah, nous a expliqué que quand le droit de diffusion a été suspendu, il a arrêté de chanter, de composer et de créer. Et logiquement beaucoup d’autres l’ont suivi...

N/Chourek