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N° 56 du Mercredi 07 Avril 2010 |
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UDC Une association de référence L’Union pour le Développement Culturelle plus connue sous le sigle de l’UDC est l’une des plus vieilles organisations de la société civile. Dans quelques mois, elle va souffler ses 33 bougies. Ce mouvement associatif plus que trentenaire a accompagné l’évolution socio culturelle et éducative de notre nation depuis juin 1977.
Depuis juin 2004, elle est l’Agence d’Encadrement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du SIDA. Elle encadre une vingtaine d’association à Djibouti et à Obock. Elle est très active dans les secteurs sociaux. Education. Au niveau de l'éducation, l'UDC a développé des actions les domaines du soutien scolaire, de l'alphabétisation et du financement des études (bourses, correspondances, …etc.) Cette organisation a beaucoup contribué à limiter l'échec scolaire en donnant des cours de soutien aux élèves du primaire et du secondaire, issus des familles aux revenus bas et intermédiaires, à des prix accessibles pour une population démunie. Ainsi en un quart de siècle d'existence, ce sont des centaines de jeunes évincés du système éducatif qui ont pu poursuivre leurs études grâce aux efforts de l'UDC. Par ailleurs, l'UDC s'est fixée dès sa création pour objectif prioritaire de lutter vigoureusement contre l'analphabétisme des adultes. Son combat dans ce sens a donné des résultats satisfaisants. Puisque des milliers d'adultes ont pu s'insérer dans la vie professionnelle grâce aux formations de base dispensées par les bénévoles de l'UDC dans ses centres d’alphabétisation de Tadjourah, d’Obock et de Dikhil). Outre le soutien scolaire aux plus jeunes et l'alphabétisation des adultes, l’ONG ne ménage pas ses efforts pour former des jeunes cadres. Pour ce faire, elle a octroyé des bourses à des centaines des jeunes étudiants sans moyens financiers et désireux de poursuivre leurs études supérieures à l'étranger. Certains des bénéficiaires occupent actuellement des postes dans le secteur public et privé. Culture. Dans le domaine de la culture, l'activité de l'UDC consiste à sauvegarder la tradition orale, monter des pièces de théâtres, à former des jeunes aux chants et aux danses traditionnelles. Militante de l'alphabétisation en langue maternelle, l’UDC a adopté l'alphabet latin en 1975 pour transcrire la langue afar. C'est l'une des grandes et nobles réalisations de l’organisation. Ainsi, aujourd'hui environ 100 000 personnes à Djibouti et en Ethiopie lisent et écrivent dans leur langue maternelle. Et les traditions orales en péril ont pu être sauvées. D’une part, l'UDC présente également des comédies musicales au théâtre des salines. Les pièces ont pour thèmes : l'éducation, l'émancipation des femmes, la lutte pour le développement culturel et économique, la solidarité communautaire. C'est l'un de moyens les plus efficaces pour inculquer aux masses laborieuses l'utilité de l'éducation et de l'alphabétisation. D’autre part, l’ONG a créé une troupe de danses traditionnelles. Cette dernière obtient un vif succès comme ce fut le cas en 1993 en Allemagne et en France et en Suède en 2006. Ce succès a suscité l'intérêt de nombreux jeunes pour notre folklore, qui ainsi se détournent de la délinquance voire de la drogue. L’association organise des spectacles pour montrer la richesse de la culture et la nécessité de la sauvegarder. Lutte contre le SIDA. Depuis 1995, en plus ses missions historiques, elle mène des campagnes de sensibilisation contre ce fléau. La propagation du VIH est devenue fulgurante en République de Djibouti ces dernières années. Les mauvaises conditions sociales dans lesquelles se trouvent la majorité de la population en sont le facteur principal selon les avis concordants des dirigeants de l’UDC. Par conséquent, l’analphabétisme de masse, l’insalubrité et le manque d’information sont les trois domaines intrinsèquement liés qu’il faut combattre pour remédier à la progression de cette pandémie qui sape les forces vives de la nation selon nos interlocuteurs. « L’UDC ne peut rester indifférente à ce fléau de notre époque », disent-ils en chœur. Cause féminine. Dans sa stratégie de valorisation des ressources humaines du pays, l’association a alphabétisé de centaines de femmes, qui grâce à cette formation ont pu trouver un emploi dans l'administration. Actuellement la Commission de la Promotion de la Femme, élabore un programme de formation en informatique pour les filles déscolarisées. Ses bénévoles s’impliquent dans les campagnes de sensibilisation sur l'égalité de genre et le planning familial, menées régulièrement au niveau local et national. Les unes et les autres sont persuadés qu'une femme formée et informée est la matrice de tout développement durable. Ils allient leurs paroles à leurs actes dans la défense de la cause féminine. C’est tout à l’honneur de L'UDC qui demeure une référence parmi le tissu associatif. KMA |