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N° 20 du Jeudi 04 Février 2010 |
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Kadhafi dépêche un émissaire auprès du chef de l’Etat
"La Libye n’a voté
La Jamahiriya du colonel Kadhafi, pourtant membre comme Djibouti de la Ligue arabe, avait été le seul pays à voter contre cette résolution. Une décision que le gouvernement et le peuple djiboutien ne pouvaient que très mal ressentir. A sa sortie de l’entretien qu’il a eu avec le chef de l’Etat, M. Koussa s’est brièvement adressé à la presse. Ainsi, il est venu « rendre visite à ses frères djiboutiens», qualifiant les relations entre les deux pays et leurs deux dirigeants de « fraternelles et très privilégiées ». Selon lui, les discussions avec le président de la République ont porté « sur les problèmes à l’ordre du jour dans la sous-région ». « J’ai mis à profit cette rencontre pour bien apprécier la position du président de la République au sujet de ces problématiques », a expliqué M. Mousa Koussa, qui a par ailleurs réaffirmé « la disponibilité du leader de la révolution libyenne pour soutenir nos frères djiboutiens». Invité à s’exprimer sur le différend qui a opposé Djibouti à son pays au Conseil de Sécurité, le ministre libyen des Affaires étrangères a réfuté l’existence même de toute divergence entre les deux pays, reconnaissant seulement ce qu’il a appelé une «différence d’appréciation » au sujet de la position libyenne en ce qui concerne la condamnation de l’Erythrée. Rappelant que la Libye a enduré pendant de longues années des sanctions, M. Koussa a expliqué que son pays, de ce fait, refuse le vote de toute initiative internationale visant à mettre en place un embargo, « par principe ». Avant de faire état de l’existence, au pays du colonel Kadhafi, d’une « loi libyenne interdisant à l’Etat d’approuver toute résolution sanctionnant sévèrement un peuple ». « C’est pour cette raison que nous avons pris cette position. La Libye n’a pris position ni contre Djibouti, ni pour l’Erythrée et ceci d’autant plus que le peuple libyen a une plus grande proximité avec le peuple frère djiboutien », a ajouté l’émissaire libyen. Le différend frontalier entre Djibouti et l’Erythrée avait éclaté au grand jour lorsque, en juin 2008, les troupes érythréennes se sont lancées dans une agression délibérée des forces armées djiboutiennes et occupé une partie du territoire national. La tension perdure à ce jour, Asmara n’ayant toujours pas renoncé à son occupation illégale. Une médiation libyenne est-elle envisageable ? Réponse de l’émissaire du colonel Kadhafi : «Mon pays souhaite entreprendre une telle démarche prochainement, et ceci après consultation du président djiboutien. Je travaille déjà avec le ministre djiboutien des Affaires étrangères sur certains dossiers afin de trouver des solutions ». |