N°  19 du Mercredi 03 Février 2010

Pêche

Une production semi industrielle 

Avec ses côtes longues de 372 Km , Djibouti dispose d’importantes ressources halieutiques qui sont renouvelables. Le potentiel national exploitable est de 47 000 tonnes par an dont 15 000 tonnes de poissons démersaux (mérous, dorades, etc…) et 28 tonnes de poissons pélagiques (thons, thazards, sardines, sardinelles,.. etc). Les quantités de poissons à haute valeur ajoutée, susceptibles d’être exportées, sont estimées à environ 9300 tonnes par an.

Au cours de la décennie écoulée, le gouvernement a consenti d’énormes sacrifices aux fins d’augmenter la production nationale. D’ou la concession du port de pêche au partenaire privé qu’est DMMI (Djibouti Maritime Management &Investissement Compagny) qui est intervenue au mois de mars 2004.

Les managers de la societé DMMI gèrent depuis les activités de débarquement, traitement et exportation des produits halieutiques au port de pêche. Avec succès d’ailleurs puisque le volume de la production nationale est aujourd’hui de 2000 tonnes par an contre 600 tonnes de poissons par an en 2000.

Notons que la collecte des différentes espèces halieutiques est du ressort des artisans pêcheurs à bord des petites embarcations qui composent la flottille nationale. D’une longueur de 7 à 9 mètres , celles-ci au nombre de trois cent sont équipées de moteurs hors bord(HB) de 25 à 40 CV.

Rappelons aussi que le nombre de personnes formées aux techniques modernes de pêche est en nette progression depuis l’ouverture des portes du centre de formation des pêcheurs d’Obock et l’entrée en vigueur du SNA (service national adapté). On recense actuellement 600 pêcheurs professionnels. Mieux, le secteur de la pêche fournit environ 3000 emplois en mer. Et un  emploi en mer crée deux emplois directs sur terre.