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N° 19 du Mercredi 03 Février 2010 |
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Piraterie maritime Djibouti au premier rang du combat Une importante réunion sur la mise en application du code de conduite de Djibouti se poursuit depuis lundi dernier au Sheraton Hôtel. Inaugurée par le ministre de l’équipement et des transports, M. Ali Hassan Bahdon, cette rencontre dont les travaux se poursuivront jusqu’au vendredi prochain a réuni des délégués en provenance de Djibouti, de l’Ethiopie, du Kenya, de Madagascar, des Maldives, des Seychelles, de la Somalie, de la Tanzanie et du Yémen. Ces réunions, à l’initiative du ministère djiboutien des Transports en collaboration avec l’Organisation Maritime Internationale (OMI), visent à développer davantage la coopération entre les pays impliqués dans la lutte contre les actes de pirateries et de vols à main armée à l’encontre des navires dans la région de l’océan Indien occidental, le golfe d’Aden et la mer Rouge. Ces rencontres servent aussi de plateforme de discussions aux pays signataires du Code de conduite de Djibouti ainsi qu’aux forces coalisées de l’Atalante, de l’OTAN, de la Task Force 151, des forces d’auto-défenses japonaises, allemandes, espagnoles et coréennes. Dans son discours inaugural, M. Ali Hassan Bahdon a déclaré qu’"une année jour pour jour, après la conférence de Janvier 2009, durant laquelle le code de conduite de Djibouti a été adopté, je suis particulièrement heureux que nous soyons à nouveau réunis ici à Djibouti d’une part pour étudier ensemble les voies et moyens les plus appropriés pour procéder très prochainement au lancement du programme de formations dans le cadre du centre régional de formation et de documentation qui verra le jour à Djibouti dans les mois à venir". Selon lui, « l’instauration de la paix et de la stabilité en Somalie, le renforcement des institutions publiques, le développement économique et social et le respect des droits de l’Homme et de l’Etat de droit sont nécessaires pour créer les conditions indispensables à l’éradication totale de la piraterie et des vols à main armée au large des côtes somaliennes ». D’après le ministre de l’équipement et des transports, « Djibouti a déjà attribué un terrain en bord de mer, à proximité des nouvelles installations portuaires de Doraleh pour accueillir les infrastructures de ce centre de formation à vocation régionale ». Rappelons que plus de 300 navires de guerres utilisent les infrastructures portuaires et aéroportuaires de Djibouti pour opérer dans la région notamment dans le cadre de la lutte mondiale contre la piraterie. Signé le 29 janvier 2009, par notre pays et plusieurs Etats de la région comme l'Ethiopie, le Kenya, Madagascar, les Maldives, les Seychelles, la Somalie, le Yémen et la Tanzanie, l’accord de Djibouti met en place un nouveau mécanisme régional afin de lutter contre la piraterie maritime Il constitue le premier du genre au niveau régional entre les pays arabes et africains pour lutter contre les actes de piraterie dans le golfe d'Aden, la mer Rouge et l'ouest de l'océan Indien. |