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N° 18 du Mardi 02 Février 2010 |
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Ressources en Eau Le stress hydrique Incroyable mais vrai ! Quatre millions d’enfants décèdent chaque année des suites de diarrhées aiguës et fréquentes dans le monde. Car ces innocents ont le malheur de boire de l’eau impropre à la consommation humaine. Le cri d’alerte émane des agences spécialisées des Nations unies. On ne peut que le prendre au sérieux. Encore plus quand les statistiques de celles-ci font ressortir une autre réalité : un tiers des habitants de notre planète vivent dans des pays où l’eau se fait rare. Pis, les experts onusiens tablent sur le doublement de ce chiffre à l’horizon 2030 faute de réactions concertées des pays concernés, des bailleurs de fonds et de la communauté internationale. Une projection aussi alarmiste n’épargne pas Djibouti où chaque habitant consomme annuellement un volume de 50 mètres cubes d’eau. Alors que la consommation moyenne annuelle de la ressource par personne est de 1200 mètres cubes dans la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord. La comparaison permet de mesurer l’ampleur du «stress hydrique » selon le jargon des ingénieurs hydrologues qui prévaut au niveau national. Le phénomène semble s’accentuer avec la sécheresse récurrente qui sévit au pays ces dernières années. Les effets conjugués de deux facteurs fragilisent davantage les populations vulnérables en milieu urbain ou rural. Le constat n’échappe pas au gouvernement djiboutien qui mobilise des financements conséquents pour mieux lutter contre le spectre de la soif. Ainsi, le ministère de l’Agriculture a initié l’année écoulée des aménagements de retenues d’eau à Kourtimaley et Hamboukto. De son côté, l’ADDS a mis en oeuvre un programme de réhabilitation d’une vingtaine de puits dans les secteurs d’As Eyla à Dikhil, de Weïma à Tadjourah et de Doureh à Ali-Sabieh. Le ministère sectoriel et le maître d’ouvrage délégué entendent développer une approche participative parmi les populations bénéficiaires des retenues d’eau et de puits communautaires. L’objectif visé par ce biais est que celles-ci s’approprient les ouvrages hydrauliques en question dont la survie des nomades et de leurs cheptels dépend. Dans la capitale, la pénurie d’eau pose problème au présent. L’avenir est donc au dessalement d’eau de mer pour les citadins de Djibouti ville. En attendant, l’ONEAD s’efforce régulièrement de sensibiliser les usagers nationaux sur le gaspillage de la ressource vitale qui accentue le stress hydrique dont le pays souffre. MOF |