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N° 111 du Mercredi 22 Juin 2010 |
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Société Circulation routière Dans les artères principales de notre capitale, ces dernières années aux heures de pointe, il y a des moments qui vous donnent envie d’être la pointe d’une aiguille pour filer aisément à destination. A chaque fin de journée, c’est toujours le même tracas : embouteillage, longues files d’attente, tintamarre des voitures et cacophonie. La circulation devient de plus en plus infernale. Les Djiboutiens ne maîtrisent-ils pas le volant ? Est-ce que nos voies sont trop étroites? Ou insuffisantes pour répondre au boom du parc automobile ? Nombreuses sont les questions mais essayant de mettre le doigt sur la réalité. Souvent, les bus et minibus disposent des codes et des règles qu’ils se sont établis eux-mêmes. Leur cas n’est même pas à soulever, tellement qu’il est devenu ordinaire pour eux de rouler, stopper ou doubler selon leur humeur. Et ce, malgré l’effort louable du ministère de l’intérieur et de la décentralisation qui a établi des arrêts autobus tout le long des voies empruntés par les transports en commun. Le second élément dans la gêne de la circulation routière est causée dans la plupart de cas par des conducteurs qui stationnent à leur guise et où bon leur semble, sans respect du code de la route qui, pour récupérer sa dose de khat auprès de sa vendeuse habituelle, ou ses emplettes dans un magasin ou superette du coin sans se soucier du désagrément causé aux autres. Ces phénomènes s’observent dans les zones commerciales situées à la périphérie des voies principales, tels que au Boulevard De Gaulle, Bonhour, Avenue Cheik Houmed… Cependant, il est à admettre qu’il y a un autre facteur qui explique ces stationnements sauvages et autres mauvaises lignes de conduite chez nos conducteurs. Ceci est l’inexistence de parking dans certaines voies. Ou bien l’occupation, comme à l’avenue Cheik Houmed, des aires de stationnement par toute une horde de petits vendeurs et vendeuses en tout genre. Alors pour fluidifier la circulation, il est primordial de réglementer les aires de parking occupé illégalement, contraindre les points de vente de taille importante à disposer de leur propre parking. Pénaliser toute infraction au code de la route ainsi que les stationnements prolongés. Mais surtout sensibiliser les conducteurs par le biais des médias à changer leurs comportements. En les incitant à bannir de leurs habitudes ce « Waa aadi » qui nous est devenu très fatal. Hakimbaba |