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N°50 du Mardi 31 Mars 2009 |
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Ligue arabe / Doha Le Président Guelleh entre deux sommets Le président de la république Ismaël Omar Guelleh participe aux travaux du sommet arabe qui s'est ouvert hier en fin de matinée à Doha dans la capitale du Qatar. Le Chef de l'Etat Djiboutien est intervenu à la tribune de ce Sommet, où il a prononcé une importante allocution en arabe. Nous reviendrons sur ce discours dans nos prochaines éditions.
En effet, une quinzaine de Chef d'Etats et de gouvernement des pays arabes ont fait le déplacement, dont la participation très remarquée et fort attendue du président soudanais Omar Hassan El Béchir sous le coup d’un mandat d'arrêt international lancé par la cour pénale internationale, la CPI, le 02 mars dernier. Plusieurs points importants ont été abordés au cours de cette première journée dont notamment le mandat contre El Béchir ; Sur ce dossier la ligue arabe a adopté une position claire et sans équivoque. Cette question a largement dominé la première journée du sommet. En effet, le président syrien Bachar al Assad a invité les dirigeants de la Ligue arabe à faire preuve de solidarité avec leur pair soudanais, dont la venue au Qatar constitue un pied de nez à la CPI, basée à la Haye. "Nous vous exhortons aujourd'hui à rejeter catégoriquement ce mandat d'arrêt et à exprimer votre absolu soutien au Soudan à ce stade. Ce qui se passe au Soudan est un nouveau chapitre des menées visant à affaiblir les Arabes, une nouvelle étape des efforts pour démanteler le Soudan." Le Qatar, qui abrite la base de la Ve flotte américaine, a fait savoir la semaine dernière qu'il avait subi des pressions non spécifiées pour refuser l'entrée de Béchir, mais son Premier ministre s'est rendu à Khartoum pour lui confirmer l'invitation. De sources proches de la conférence de Doha, ont déclaré que l'Arabie saoudite, dont l'influence est insigne au sein de la Ligue arabe, a invité les 21 partenaires du Soudan à faire preuve d'une ferme solidarité envers ce pays et son président. Après les avoir remerciés de leur soutien plus ou moins appuyé, Béchir a expressément demandé à ses pairs arabes de le soutenir franchement en réclamant fermement et clairement dans leur résolution finale l'annulation de l'inculpation dont il fait l'objet. Moustafa Osman Ismaïl, conseiller de Béchir, a déclaré à la presse, présente en nombre à Doha, s'attendre " à ce que ce soulèvement populaire en faveur du Soudan, pas seulement dans le monde arabe, se traduise par un texte fort qui réponde aux espoirs de la rue arabe". D'autre part, il est à souligner que ce sommet de Doha se présente également comme celui de la réconciliation. Les pays arabes sont appelés afficher une position commune compte tenu de leurs divergences sur la question palestinienne à la suite des raids meurtriers menés par Israël dans la bande de gaza. Cependant, l'absence remarquée de l'Égypte, principal médiateur arabe sur la question palestinienne, jette le doute sans une réelle avancée sur la question. Il est à signaler que lors de la séance d'ouverture du sommet annuel, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, a appelé le prochain gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu à geler la colonisation dans les Territoires Occupés. La réconciliation prônée par le sommet de Doha est amorcée par la participation du guide de la révolution libyenne Mouammar al Kadhafi après le retrait de son pays de la ligue arabe. Cette réconciliation sera notamment scellée par une rencontre entre le roi Abdallah d'Arabie et le guide de la révolution libyenne Mouammar al Kadhafi. Le président somalien Sheikh Sharif Skeikh Ahmed participe également à ce sommet une première depuis son élection à la tête de la Somalie. Le sommet de Doha s'est entièrement résolu à apporter son soutien et son appui au nouveau gouvernement somalien élu à Djibouti. Ce sommet de la ligue arabe sera suivi du deuxième sommet entre les pays arabes et les pays sud américains dont les travaux doivent s’ouvrir ce mardi, à Doha. En effet 12 pays sud-américains prendront part à ce sommet qui jettera les bases d'un partenariat entre les deux régions. Evidemment, un sommet auquel participera aussi le président djiboutien à l'instar de ses pairs arabes et des pays d'Amérique latine. Notons que ce sommet est appelé à examiner et à adopter une déclaration commune qui portera sur la coordination politique et la coopération dans les domaines économique, culturel, social, et environnemental entre les pays des deux ensembles. |