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N° 36 du Jeudi 05 Mars 2009 |
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Décorations Le RPP reconnaît ses hommes de valeur Hier, au second jour de son congrès extraordinaire, le Rassemblement populaire pour le Progrès a distingué les plus méritants de ses militants de la première heure. Barkat Gourad Hamadou, Saïd Ibrahim Badoul, Hassan Farah Miguil et des dizaines d'autres militants ont ainsi été décorés hier des mains du Président pour services rendus au parti et à la nation. Le ministre de la Communication et de la Culture, Ali Abdi Farah, qui a été hier le seul membre du Gouvernement décoré par le RPP a évoqué dans une déclaration à la presse la genèse du parti et insisté surtout sur le "bond de géant " effectué par le pays au cours des dix dernières années. M. Ali Abdi s'est exprimé en ces termes : " J'avais 28 ans lorsque, en 1979 le Rassemblement populaire pour le Progrès a été créé. Je m'en souviens comme si c'était hier. Cela fait trente ans déjà mais pour moi, c'était hier. Et aujourd'hui, en y repensant, je me dis que c'est comme si nous étions passés des ténèbres à la lumière. Les incertitudes d'hier ont en effet cédé le pas à la sérénité, des divisions d'hier, nous sommes passés à l'unité et à la fraternité. C'est le jour et la nuit, vous dis-je. Et franchement, je dois vous dire aussi que je suis fier de faire partie de ce grand parti qu'est le RPP. Je voudrais aussi vous parler du formidable bond en avant que le pays a effectué à partir de l'année 1999. Cette année-là, comme vous le savez, le pays était en déliquescence. L'économie était exsangue, nous avions des mois et des mois d'arriérés de salaire, une heure d'électricité par jour et le pays était devenu une véritable poudrière. Et c'est dans ce contexte morose que M.Ismaïl Omar Guelleh s'est présenté à l'élection présidentielle et ce, à la demande du parti. Vous vous rendez compte des risques qu'il prenait en décidant de briguer la magistrature suprême d'un pays au bord de la banqueroute et de l'implosion ? Il a démontré ce jour-là qu'il était un homme de courage et d'action et qu'il ne se déroberait jamais à ses responsabilités. Au cours des dix dernières années, le Président a su redonner confiance aux Djiboutiens, il a réussi à venir à bout de nos difficultés et il a fait faire au pays un bond de géant. Grâce à sa politique volontariste, grâce à son courage, grâce à sa vision, Djibouti est aujourd'hui devenu un pays prospère, un port dynamique, une plaque tournante des échanges commerciaux entre l'Afrique, la péninsule arabique et l'Europe. Aujourd'hui, à deux ans de la fin de son second mandat de six ans à la tête de l'Etat, les militants de notre parti ont appelé à une révision constitutionnelle et ont exprimé le souhait de voir le Président continuer d'assumer encore les plus hautes charges de l'Etat. Car depuis qu'il est à la barre, le navire Djibouti n'est plus dans le creux de la vague. Ils lui ont donc demandé de présider encore aux destinées du pays. Je pense que cet appel sera entendu. Le Président ne peut et ne doit pas renoncer à sa mission. Car il n'a pas encore terminé son œuvre. C'est un homme qui ne se dérobe jamais. C'est un homme d'action et de courage. Et, comme la majorité de mes concitoyens, j'espère qu'il résistera à la tentation de mener une vie tranquille et qu'il mènera à son terme sa formidable œuvre. " |