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N° 184 du Jeudi 19 Novembre 2009 |
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Couverture des soins Vers un élargissement La santé publique poursuit sa réforme. Le secteur connaît un réajustement de ses interventions après une période initiale de redynamisation qui s'est étalée 2005 de janvier 2002 à mai 2005. La seconde phase du schéma décennal (2001-2011) de la réforme a démarré dés juin 2005. Elle a ouvert un cycle d'engagements intensifs et de mobilisation de ressources pour mieux remédier aux carences du système de santé au terme du premier plan quinquennal de développement sanitaire 2002-2006. citons l'insuffisance de compétences, l'inadaptation du circuit des patients, la gestion anarchique des urgences médicales, la distribution inadéquate des médicaments, la disparité de l'accès aux soins entre les usagers des milieux urbain et rural et le manque de financements. Le ministère de la Santé a, par conséquent, fait des choix en matière de couverture des soins. Des choix qui s'inspirent des conclusions des enquêtes djiboutiennes à indicateurs multiples (EDAM I et II) et des enquêtes de qualité des soins et des services (EQSS I et II). Qu'en est il exactement ? Les statistiques disponibles font ressortir un nombre de dix neuf (19) nouveaux centres de santé construit le chiffre de vingt six autres réhabilités dont la plupart se trouvent dans les localités rurales. Ces dernières structures sont dotées d'équipements aux normes standard dans la prise en charge de la mère et l'enfant. Les lots en question se composent d'une suite de couche, d'une salle de récupération nutritionnelles et d'une chaîne de froid pour la conservation des vaccins administrés aux enfants de mois de cinq ans et aux femmes enceintes. Pourtant, la fréquentation des centres de santé ruraux reste faible. Un tel paradoxe a motivé la mise en place des comités de santé communautaires. Leurs animateurs, tous des bénévoles tentent d'instaurer un dialogue constructif entre leurs communautés rurales et les équipes médicales en poste dans les régions de l'intérieur. On observe un même déficit en communication entre les usagers et le personnel des hôpitaux de la capitale qui n'a pas lieu d'être car la gratuité des soins n'est plus. Les patients qui s'acquittent d'une participation financière, n'ont pas une idée des moyens de diagnostics des hôpitaux comme le scanner, les outils de chirurgie endoscopiques, les appareils de monitoring cardiaque et de lithotripsie, etc.., la plupart des usagers nagent dans l'ignorance quant aux interventions sophistiquées des nouveaux services de l'hôpital général Peltier, tels que le centre de dialyse, le service de médecin hyperbare et celui de néonatologie. Le constat appelle un changement de comportement de la part de ses praticiens et techniciens paramédicaux. Les uns et les autres seraient bien avisés d'intégrer une culture de communication. Mieux, les structures d'accueil des hôpitaux devraient servir d'interfaces où le personnel soignant et les patients pourraient nouer des échanges interactifs sur les préoccupations des secondes. L'instauration d'un climat serein serait à même de remédier aux clichés réducteurs qui continent de véhiculer une image négative du système de santé national. Le besoin se fait toujours ressentir. D'autant plus que le ministère de tutelle mène de front une politique d'élargissement de la couverture de soins dans les centres urbains et localités rurales du pays. MOF |