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N° 184 du Jeudi 19 Novembre 2009 |
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Renforcement de capacités des outils statistiques africains Le temps de l'action L'enregistrement des faits d'état civil - à la différence de tout autre système d'information - bénéficie aux individus et aux communautés en produisant des preuves d'état civil, de parenté, d'identité ou de nationalité et facilite l'accès à de nombreux dispositifs en faveur des droits de l'homme. L'avis émane du directeur de l'outil statistique national, Amarreh Ali Saïd. Les statistiques de vie, dérivées des systèmes d'enregistrement d'état civil, sont des biens publics dont les gouvernements et les partenaires au développement ont besoin pour produire des données complètes et détaillées en matière de démographie et de santé pour la mise en œuvre et le suivi tant des interventions nationales que sectorielles. Les statistiques quantitatives sur la dynamique des naissances ou des décès et les causes médicales de mort sont des composantes clés des systèmes démographiques, cruciales pour la bonne prise de décision en matière de santé publique ; l'enregistrement des faits d'état civil constitue la méthode classique la plus efficace et efficiente pour produire les statistiques de vie. Les récents développements des applications informatiques dans les domaines du développement sectoriel et national des pays africains représentent une occasion unique pour l'amélioration et l'efficacité des systèmes d'enregistrement et de statistiques des faits d'état civil selon notre interlocuteur. Les processus en cours de décentralisation et de démocratisation en Afrique sont des incitations et des occasions d'ouverture aux usagers du milieu rural ou résidant dans des zones isolées, d'accéder aux services d'état civil ; Les recensements de population, trop rarement organisés et les enquêtes ménage trop souvent conduites de façon anecdotiques, ne permettent pas un suivi fiable des tendances démographiques et de santé; seuls l'enregistrement et les statistiques des faits d'état civil permettent des estimations comparables et dans les délais, pour une évaluation réaliste des politiques publiques en la matière. Un programme à moyen et long terme doit être conçu. La journée africaine de la statistique de cette année vise à considérer les systèmes d'enregistrement et de statistiques des faits d'état civil comme un pilier de la stratégie du changement du paysage statistique en Afrique. Ces systèmes renforcés, permettront ainsi de relever les défis du 21ème siècle et d'abonder en informations les politiques et programmes de développement national aussi bien que le suivi des OMD. C'est du moins la conviction d'Amarreh Ali Saïd. " Le temps est, dit-il, à l'action ". En effet, il est souhaitable que le réseau africain en gestation sur l'enregistrement et les statistiques des faits d'état civil devienne une plateforme régionale de dialogue politique, d'échange de vues et de dissémination des bonnes pratiques sur cet important sujet en Afrique. |