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N° 109 du Lundi 13 Juillet 2009 |
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Somalie L'IGAD appelle au déploiement de troupes en Somalie Les pays membres de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) ont appelé le Conseil de sécurité de l'Onu à déployer "immédiatement" des forces de maintien de la paix en Somalie.
Les participants à cette réunion, qui a, également, regroupé des représentants de l'Union africaine (UA) et de la Ligue des Etats arabes, ainsi que du représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu en Somalie, ont affirmé que le processus de paix de Djibouti constitue le cadre légal et légitime en vertu duquel le parlement et le gouvernement somaliens ont été établis "Le Processus de paix de Djibouti demeure le seul processus valide pour la mise en œuvre de la paix et de la réconciliation en Somalie jusqu'à août 2011", souligne le communiqué rendu public à l'issue de cette réunion, accueillant avec satisfaction l'accord conclu entre le gouvernement somalien et le groupe Ahalu-Al Sunna Wa Aljamaa. Condamnant les agressions militaires répétées en Somalie visant à "renverser par la force le gouvernement légitime de Somalie", les pays de l'Igad ont souligné que ces agressions sont perpétrées par des éléments étrangers causant ainsi la mort des civiles et un déplacement interne massif des populations. Les pays de l'Igad ont également décidé d'imposer des sanctions contre certains individus et entités qui empêchent la réalisation de la paix en Somalie (gel de fonds et l'interdiction de voyage). A cet égard, les pays de l'Igad établiront une liste des individus et organisations auxquelles les sanctions seront imposées, indique le communiqué, ajoutant que chaque Etat membre devra nommer un Officier de liaison pour coordonner les informations avec le Bureau de facilitation de l'Igad. La déclaration finale invite les pays membres de l'Igad ayant des frontières avec la Somalie à intensifier les opérations de surveillance des frontières afin de contrôler et d'identifier les éléments "négatifs" et de les empêcher à mener leurs opérations. Elle souligne enfin l'engagement des gouvernements des pays membres de l'Igad de fournir tout le soutien nécessaire pour le renforcement des capacités des forces de sécurité somaliennes et de la gestion du secteur public. Lors de cette rencontre, les pays membres de l'Igad ont examiné les moyens d'activer les décisions déjà prises par cette instance, notamment celles relatives au soutien au gouvernement fédéral de transition (TFG), à la dynamisation du rôle de la mission de paix africaine en Somalie (Amisom), au blocus des voies maritimes et aériennes sous contrôle des groupes armés, ainsi que l'imposition de sanctions aux parties qui entravent le processus de paix en Somalie. Mal équipée et sous-financée, l'Amisom, déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio, est forte de seulement 4.300 soldats burundais et ougandais, alors que son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes. Le président somalien effectue une tournée dans les pays membres de l'Igad qu'il a déjà menée à Djibouti, en Ethiopie et en Ouganda et qui le conduira après au Burundi et au Kenya, le but étant de recevoir le soutien à son gouvernement notamment son appel à une intervention militaire pour empêcher les groupes armés d'étendre leur contrôle sur le pays. Au moins 6.000 civils ont été tués en 2008 dans les combats à Mogadiscio et dans le sud et le centre de la Somalie, et plus de 700.000 civils ont dû fuir Mogadiscio, selon Amnesty international. La Somalie traverse aussi une grave crise humanitaire dans la mesure où 1,5 millions de Somaliens dépendent de l'aide humanitaire. Selon l'Onu, au moins 2,6 millions de personnes souffrent de graves pénuries alimentaires dans le pays et ont besoin d'une aide d'urgence pour éviter une catastrophe humanitaire. |