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Édition N° 179 du Jeudi 11 Décembre 2008 |
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60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme "Dignité et justice pour tous" La République de Djibouti a célébré hier, à l'instar des autres pays du monde, le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), proclamée au palais de Chaillot à Paris le 10 décembre 1948.
Le représentant du Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme auprès de l'Union africaine et en Afrique de l'Est, M. Frej Fenniche, le coordonnateur des activités opérationnelles des organisations du système des Nations Unies à Djibouti, Dr Mostafa Tyane, le Président de la commission nationale des droits de l'homme, M. Ali Mohamed Abdou, ainsi que les représentants du corps diplomatique et consulaire en poste à Djibouti ont également pris part à la cérémonie commémorative des 60 ans de la DUDH. Placée sous le thème "Dignité et justice pour tous", cette commémoration, destinée à renforcer la lutte permanente des Djiboutiens en matière des Droits de l'homme en tant qu'engagement en faveur de la dignité et de la justice universelles, a vu aussi la participation de la Première Dame du pays, Kadra Mahamoud Haid, fer de lance de la lutte en faveur des droits des femmes et des enfants, et de nombreux autres acteurs du milieu associatif. Parmi les intervenants qui se sont succédé au micro figurait notamment M. Frej Fenniche qui, en sa qualité de représentant du Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme auprès de l'Union africaine et en Afrique de l'Est, s'est spécialement déplacé d'Addis-Abeba pour participer à cette cérémonie. Après avoir lu un extrait du message du Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, le responsable onusien a mis l'accent sur l'importance toute particulière de cette journée qui, a-t-il dit, offre à "tous les peuples et à leurs dirigeants l'opportunité d'évaluer les avancées réalisées en matière de promotion, et de protection des droits de l'homme à l'échelle nationale et internationale." "C'est également une occasion idéale offerte aux gouvernants pour prendre des mesures appropriées et significatives en faveur du renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l'homme", a-t-il ajouté. " La République de Djibouti se doit d'être fière des réalisations déjà accomplies dans le domaine des droits humains", a poursuivi M. Fenniche, estimant que ces acquis "ne sont pas certainement étrangers à la place qu'elle occupe actuellement au sein du conseil de sécurité des Nations Unies et sur la scène régionale et internationale". "Djibouti se distingue aujourd'hui d'abord par la ratification de la quasi-totalité des conventions et pactes internationaux, mais également par la création et la mise en place de la commission nationale des droits de l'homme (CNDH)", a affirmé pour sa part le coordinateur résident du système des Nations Unies à Djibouti. "Des initiatives significatives qui marquent l'attachement de Djibouti à ces valeurs", a renchéri le Dr Tyane qui n'a pas manqué d'encourager le gouvernement à persévérer dans cette voie et faire en sorte que "le fonctionnement de la CNDH puisse être conforme aux principes de Paris". "Je puis vous assurer de la disponibilité du systèmes des Nations Unies à vous accompagner à travers l'ensemble de ses programmes et projets d'appui et de coopération avec le gouvernement de Djibouti", a-t-il enfin indiqué. Quant au Président de la commission nationale des droits de l'homme, M. Ali Mohamed Abdou, il a rappelé que "des progrès remarquables ont été accomplis depuis l'accession du chef de l'Etat à la magistrature suprême en 1999". "Avec la mise en place de la CNDH que j'ai l'honneur de présider, la République de Djibouti a fait un pas de géant en matière de protection et promotion des droits de l'homme en comblant un vide institutionnel", a-t-il précisé. Ce fut au tour du Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, de s'adresser enfin à l'assistance en indurant que la CNDH "permettra d'aider le gouvernement à veiller aux entraves qui pourraient survenir". Cette structure aura également pour mission de "participer à l'éducation de nos concitoyens dans ce domaine spécifique sous la coordination du ministère en charge des droits de l'homme", a-t-il fait remarquer. Le Premier ministre a conclu son intervention en appelant les membres de la commission nationale des droits de l'homme à redoubler d'efforts pour entretenir la flamme et redonner la place que Djibouti mérite dans la promotion de la protection des droits humains. |