![]() |
|
Nation PLus - - - Spécial Banques |
|
Le secteur bancaire à Djibouti
Une place financière
Le secteur bancaire djiboutien joue un rôle essentiel dans l'économie nationale. Avec une politique des changes axée sur le maintien de la parité fixe avec le dollar, la place bancaire djiboutienne jouit d'un libéralisme financier qui pourrait lui permettre de s'assurer une assise de place financière régionale attractive, dynamique et sécurisante pour les opérateurs de la région. La stricte application des dispositions réglementaires et des normes prudentielles en vigueur au niveau international ont permis à la place financière djiboutienne de disposer d'un système bancaire fiable et sain, adossé à de grands groupes bancaires et bénéficiant de la liberté de mouvements des capitaux. Outre la Banque Centrale de Djibouti, le tissu bancaire djiboutien comprend cinq établissements de crédits et de dépôts : - Banque pour le Commerce et l'Industrie - Mer Rouge (BRED groupe Banque Populaire 51%, Rép. de Djibouti 33%, Yemen Bank 16%) - Banque IndoSuez Crédit Agricole - Mer Rouge (Crédit Agricole France 100%) - International Commercial Bank (Djibouti) SA (Malaisie) - SABA Islamic Bank (Yémen) - Banque de Dépôt et de Crédit (BDCD) Le montant du capital minimum des établissements bancaires et financiers est fixé à trois cent (300) millions DJF et ce, depuis la promulgation de la nouvelle Loi bancaire en 2005. La position géographique et la stabilité politique et économique conduisent à créer un développement du secteur bancaire et confère un attrait certain à la place djiboutienne. En effet, attirées par la sécurité et la liberté de mouvements des capitaux qu'offre la place financières, de nouvelles banques figurent dans la liste agrée par la Banque Centrale et vont dans un futur proche s'implanter à Djibouti. Par ailleurs, pour accompagner l'élargissement du secteur bancaire, un Fonds de développement économique (FDED) a été mis en place pour pourvoir aux besoins de financements des promoteurs Djiboutiens. Les atouts du secteur bancaire. Le secteur bancaire joue un rôle essentiel dans l'économie nationale. En effet, il emploie plus de 400 personnes et représente plus de 5% du PIB. Le libéralisme de change conjugué au rôle commercial des banques djiboutiennes au niveau régional permettent d'attirer d'importants capitaux étrangers sur la place de Djibouti, avant d'être transférés vers les marchés internationaux, soit injectés dans l'économie Djiboutienne. De plus, tout acteur économique, résident ou non-résident peut, sans délai, procéder à une ouverture de compte et une grande liberté de transfert partout dans le monde constitue un des avantages de Djibouti. La stabilité politique et économique, et l'ouverture à l'extérieur permise par un système de télécommunications performant et le développement de l'utilisation de l'internet sont des atouts non négligeables dont dispose Djibouti en tant que place financière régionale. Des ressources humaines hautement qualifiées et des infrastructures performantes. Les banques commerciales à Djibouti ont à leur service un personnel hautement qualifié, bénéficiant de formation technique (ITB, stages de formation,…) et d'un encadrement professionnel. De plus, le système bancaire djiboutien dispose d'un réseau de télécommunications très performant qui permet des contacts instantanés avec les grandes places financières. En effet, les banques de la place sont affiliées au réseau Swift et peuvent réaliser toutes leurs transactions de transfert ou recevoir des rapatriements dans des conditions parfaites de rapidité et de fiabilité. Les perspectives du secteur bancaire. Le système bancaire de Djibouti propose des produits de crédit traditionnels et à caractère islamique mais adaptés au type de clientèle locale et régionale. Dans l'optique d'une plus grande ouverture aux marchés financiers internationaux, les institutions financières pourraient être amenées à proposer de nouveaux produits et services tels que le crédit-bail, le crédit jeune entrepreneur, l'ingénierie financière, le capital-risque, etc. Les banques pourraient également se spécialiser dans des services, tels que la gestion de patrimoine et les conseils en placements financiers, dont elles détiendraient le monopole dans la région et pourraient attirer de nombreux opérateurs économiques de l'Afrique de l'Est. Une stabilité politique et économique conjugué à une réglementation libérale mais respectueuse des règles déontologiques régissant les systèmes bancaires internationaux (lutte contre le blanchiment, etc.) a favorisé l'émergence et le développement d'un secteur bancaire en mutation à Djibouti. La présence d'une monnaie stable et librement convertible combinée à un positionnement géographique exceptionnel et des infrastructures bancaires et de télécommunications modernes et fiables, confèrent à la place financière djiboutienne un dynamisme et une attractivité sans borne. |