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Édition N° 170 du Mardi 25 Novembre 2008 |
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Piraterie maritime La riposte s'organise En recevant hier au palais présidentiel le vice-amiral Valin, commandant la zone maritime de l'Océan Indien, le Président Ismaïl Omar Guelleh a réaffirmé son engagement aux côtés des forces internationales pour qu'une action soit engagée pour mettre un terme à la piraterie maritime dans la région. " Mais, a-t-il dit, aucune solution ne sera trouvée sans une réflexion sur le drame somalien ".
Au cours de leur entretien, le Président Ismaïl Omar Guelleh et l'officier supérieur français ont longuement discuté de la recrudescence des actes de piraterie maritime dans l'océan indien, et de la manière de coordonner une riposte internationale appropriée. Projections vidéo à l'appui, le vice-amiral Gérad Valin a fait un exposé de l'état actuel de cette route maritime et de ses enjeux. En effet, avec 7% du trafic commercial maritime mondial transitant par le détroit de Bab El Mandeb, depuis le début de l'année 2008, où l'activité des pirates connaît une recrudescence exceptionnelle, plus de 130 navires (chiffres du 21 novembre) ont été attaqués cette année par des pirates somaliens dans le golfe d'Aden. Près de 40 avaient été retenus en otage avec leurs équipages pendant des périodes plus ou moins longues au cours des trois années précédentes. ''Les pirates, de plus en plus professionnels, a-t-il dit, sont lourdement armés et très bien équipés. Ils disposent de moyens de communication et de navigation de haute technologie. Ils se servent de vedettes rapides et d'équipements de plus en plus performants pour monter à bord des navires. Ils retiennent parfois pendant plusieurs mois navires et équipages, en attendant qu'une rançon leur soit versée par les armateurs concernés. L'étendue de la zone concernée par la piraterie, le grand nombre de navires transitant par le golfe d'Aden ainsi que la forte détermination et l'extrême rapidité des attaques de pirates rendent très difficile une sécurisation totale de la zone, ce qui nécessiterait des moyens considérables. L'accompagnement des navires vulnérables est donc le moyen le plus sûr pour assurer leur sécurité. Devant cette situation, la France a affiché une forte volonté de combattre ce fléau et de ne pas laisser les pirates impunis'', a déclaré le vice-amiral Gérad Valin, commandant la zone maritime de l'océan indien. Pour sa part, le Président Ismaïl Omar Guelleh a réitéré l'engagement de Djibouti dans la lutte contre ce fléau de piraterie et contre toute forme de terrorisme. Par ailleurs, le Chef de l'Etat s'est dit disposé à apporter sa contribution à toute force internationale, européenne ou onusienne, rappelant toutefois qu'une solution à ce nouveau phénomène de piraterie ne serait pas envisageable sans une réelle réflexion sur le drame somalien lui-même. |