Journal La Nation - Quotidien Djiboutien

Le président Guelleh reçoit le chef
de la diplomatie sud-soudanaise

Le ministre des Affaires étrangères de la République du Sud-Soudan, Nhial Deng Nhial, a été reçu hier par le président Ismaïl Omar Guelleh. L’entretien s’est déroulé en présence de plusieurs membres de la délégation sud-soudanaise et du chef de la diplomatie djiboutienne, Mahmoud Ali Youssouf.. . .. .
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MAEP / FAO
L’aquaculture, c’est possible !

Comment développer l’aquaculture en République de Djibouti ? C’est autour de ce thème qu’une importante réunion a été tenue mercredi dernier au ministère de l’Agriculture. Et ce, quelques jours seulement après la mise en mer de trois premières cages d’élevage de poissons avec l’expertise de la FAO et de la communauté de pécheurs de Loyada.

Mercredi dernier, dans la salle de réunion du ministère de l’Agriculture, on parlait d’un genre de culture tout nouveau en République de Djibouti: l’aquaculture.

Et honnêtement, on y croyait vraiment. Présidée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des Ressources Halieutiques, Mohamed Ahmed Awaleh, aux côtés des représentants du FAO, cette réunion de discussion et de débat sur le développement de l’aquaculture en République de Djibouti a vu la participation de l’ensemble des parties prenantes aux nouvelles activités de l’aquaculture.

Outre la communauté de pécheurs fortement représentée, étaient présents également à cette réunion des personnalités du secteur privé, venues s’enquérir des possibilités qu’offre ce secteur très promoteur.

Culture des crevettes et des algues rouges et une écloserie de production de concombre de mer, ont été les premiers arguments de cette activité jusqu’à là, encore inexploitée au pays.

Et ça fait rêver plus d’un. En effet, la présentation des résultats préliminaires de l’étude de faisabilité de production industrielle de crevettes a montré l’abondance et la qualité de sites potentiels identifiés en particulier dans la région d’Obock mais aussi au niveau de la plaine.

Le professeur Keto grand spécialiste de la culture des algues rouges a également partagé, avec beaucoup d’enthousiasme, les résultats de ces études menées dans le cadre du projet pour la culture des algues rouges qu’il estime très concluantes.

"J’invite les autorités de ce beau pays à mettre en place une stratégie et les moyens adéquats pour aller de l’avant, et développer cette activité simple techniquement et qui absorbe dans son pays d’origine une importante main d’œuvre", a-t-il dit.

Autre activité d’aquaculture estimée intéressante car présentant des nombreux avantages notamment en terme de rentabilité et rationnel est la culture de concombre de mer.

Malheureusement, elle n’a pas été prévue dans le cadre de ce premier projet. Mais cela n’a pas empêché, le ministre de l’Agriculture d’y faire…un clin d’œil.

D’autre part, rappelons que cette réunion a été précédée quelques jours auparavant par l’aboutissement des efforts de la Direction de la Pêche qui a pu mettre en mer les trois premières cages d’élevage de poissons avec l’appui d’un assistant technique de la FAO et de la communauté de pécheurs de Loyada.

Ces cages destinées à valoriser les captures de poissons de haute qualité à l’état juvéniles sont mises en place à titre expérimental dans le cadre du projet d’assistance technique de la FAO au secteur de la pêche. Un projet intitulé : "Appui au développement de l’aquaculture marine à Djibouti".

D’ailleurs, les expériences d’engraissage et de nourrissage des juvéniles ont d’ores et déjà débuté. Il convient de souligner que l’officier technique de la FAO du département de la Pêche et de l’Aquaculture basé à Rome, et de passage à Djibouti pour l’occasion, a exprimé sa satisfaction et a souligné les perspectives nouvelles que cette expérience peut receler pour la valorisation et la diversification du métier et la régularité de l’approvisionnement du marché.

Il a surtout insisté sur les efforts faits pour que l’ensemble des matériaux utilisés pour la construction de ces cages soient de matériaux abordables et disponibles sur le marché local. "C’est promis !" a-t-on dit alors, du côté du MAEP.

N.Kadassiya