Journal La Nation - Quotidien Djiboutien


Lutte contre le Sida
Une synergie dans l’action

Une réunion de plaidoyer sur le Sida s’est tenue hier dans les murs du palace Kempinski. Organisée conjointement par le Ministère de la Santé et l’ONU SIDA, cette importante rencontre a été une occasion propice pour le Premier ministre, M Dileita Mohamed Dileita, le ministre de la Santé, M. Ali Yacoub Mahamoud, de mobiliser tous les acteurs et partenaires de la santé. .. ..Lire la suite

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Réunion de mobilisation contre le VIH/Sida
« Une vigilance accrue et permanente existe maintenant »

Le Premier ministre, M Dileita Mohamed Dileita, a fait hier un vibrant plaidoyer devant les participants de la réunion de mobilisation contre le Sida, regroupés hier au palace Kempinski. Un plaidoyer dans lequel il a affirmé que la présence de ses auditeurs témoignait de l’importance du combat que nous menons contre le VIH/SIDA. Une lutte aussi que les pouvoirs publics, les partenaires au développement, les acteurs de la santé et les personnes vivant avec le VIH/Sida doivent absolument gagner de concert pour mieux renforcer les acquis d’un développement durable de notre pays.

Depuis 2003, le gouvernement s’est résolument engagé dans cette lutte. L’engagement au plus haut sommet de l’Etat s’est manifesté par le décret présidentiel qui a permis de tracer le cadre institutionnel de la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, essentiel pour permettre une coordination national multisectorielle.

L’adhésion du Gouvernement aux diverses déclarations politiques internationales, comme celles de la déclaration d’Engagement du VIH/SIDA, ou plus tard, de la déclaration pour l’Intensification de la lutte contre cette terrible maladie, s’est traduite par d’autre actions concrètes prises sur le plan national.

Le gouvernement a complété les différentes actions de lutte par un renforcement juridique et un engagement financier.

Une loi portant protection des personnes atteintes du VIH/SIDA a été votée et le budget de la santé a été triplé entre 2004 et 2011.

Pour faire face à certaines difficultés, que nous avons rencontrées dans la gestion du Secrétariat Exécutif de lutte contre le SIDA entre 2009 et 2010, le gouvernement a su prendre les mesures nécessaires pour renforcer les règles de transparence dans la gestion et ainsi donner toutes les garanties de bonne gestion à nos partenaires financiers . Une vigilance accrue et permanente existe maintenant.

En effet, le maintien des accords de financement avec le Fonds mondial de lutte contre le VIH/ SIDA, la banque Mondiale, le système des Nations Unies, l’Agence Française de Développement et l’USAID, pour ne citer que les partenaires les plus importants, sont essentiels pour pouvoir apporter une réponse efficace à la lutte contre l’épidémie. Je les remercie tous d’avoir apprécié les mesures prises et de poursuivre leur aide à nos côtes.

Mais je veux également remercier les différentes institutions civiles, militaires et religieuses, ainsi que les organisations non gouvernementales, qui sont venues épauler le gouvernement et le dispositif national de lutte, en permettant à la population d’obtenir une meilleure connaissance de la maladie.

Le rôle des femmes, au travers de l’UNFD, des religieux, des enseignants et des professionnels de l’information a été primordial dans le progrès acquis chaque année. Je sais que M le ministre de la Santé considère comme impératif de poursuivre cette mobilisation, en l’inscrivant dans les priorités du plan stratégiques de lutte contre le VIH sur la période 2012-2016.

Certes les contraintes financières internationales font peser un risque important sur le programme le VIH/SIDA, et le plan stratégique qui est présenté à nos partenaires nationaux et internationales vise à réduire les effets négatifs de cette réduction de l’aide.

Mais l’importance du rôle joué par les bailleurs de fonds dans cette lutte contre le SIDA est fondamentale et j’en appelle à leur responsabilité dans ce combat. Tout retard risque d’avoir des conséquences très négatives voire désastreuses pour les populations de notre région.

Pour sa part, je vous confirme que le Gouvernement s’emploiera à réduire toutes les carences institutionnelles. Le Ministre de la Santé a agit dans la préparation de ce plan 2012 -2016, en tenant compte, d’une part , du Plan Stratégique Mondial de l’ONUSIDA 2011-2015, suite à la déclaration Politique de l’Assemblée Générale de juin 2011 , et d’autre part, du Cadre Stratégique de lutte contre la pauvreté résultant de l’Initiative Nationale de Développement Social , symbolisant la volonté politique au plus haut niveau pour aider les plus défavorisés de nos concitoyens.

Le dialogue qui sera suscité par la présentation de ce plan pour 2012-2016 intéresse au plus haut point le gouvernement, car il en va de la santé d’une partie de notre jeunesse.

La stabilisation de l’épidémie ne peut pas nous satisfaire même si c’est un premier résultat satisfaisant. J’espère une réaction de solidarité de la part de tous nos partenaires, malgré les difficultés financières internationale actuelle, afin que la situation épidémique ne s’empire pas. Votre aide viendrait soutenir le nouvel élan impulsé par le Président de la République.