Journal La Nation - Quotidien Djiboutien


Lutte contre le Sida
Une synergie dans l’action

Une réunion de plaidoyer sur le Sida s’est tenue hier dans les murs du palace Kempinski. Organisée conjointement par le Ministère de la Santé et l’ONU SIDA, cette importante rencontre a été une occasion propice pour le Premier ministre, M Dileita Mohamed Dileita, le ministre de la Santé, M. Ali Yacoub Mahamoud, de mobiliser tous les acteurs et partenaires de la santé. .. ..Lire la suite

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Lutte contre le Sida
Une synergie dans l’action

Une réunion de plaidoyer sur le Sida s’est tenue hier dans les murs du palace Kempinski. Organisée conjointement par le Ministère de la Santé et l’ONU SIDA, cette importante rencontre a été une occasion propice pour le Premier ministre, M Dileita Mohamed Dileita, le ministre de la Santé, M. Ali Yacoub Mahamoud, de mobiliser tous les acteurs et partenaires de la santé. Elle visait à impulser une meilleure concertation autour des axes directeurs et interventions du cadre stratégique de la riposte nationale contre les risques de propagation de la terrible pandémie.

Il y a des jours où l’espoir redonne un sens à la vie, l’espoir d’une vie sans maladie ni souffrance ni VIH/Sida.

C’était du moins le sentiment le mieux partagé parmi les participants de la réunion sur la mise en place du nouveau cadre stratégique de la lutte contre le Sida pour la période 2012-2016 qui s’est tenue hier au palace Kempinski. Qu’il s’agisse des personnalités publiques ou des simples anonymes.

…Sous le signe de l’émotion.

La question a inspiré les discours que le Premier ministre, M Dileita Mohamed Dileita, et le ministre de la Santé, M Ali Yacoub Mahamoud, ont prononcés devant plusieurs autres membres du gouvernement, des responsables d’agences onusiennes locales, des représentants du corps diplomatique, des acteurs de la société civile et des personnes séropositives.

Elle a nourri le vibrant témoignage de la vice-présidente du réseau national djiboutien des personnes vivant avec le VIH/Sida, Mme Fatouma Youssouf. Tant elle a évoqué l’irruption de la maladie dans la vie des PPVS et ses répercussions dans le devenir des unes et des autres.

Avec des mots justes qui ont ému plus d’un parmi l’assistance. « A l’annonce de ma maladie, mon médecin traitant m’a dit que je ne vivrais que deux ans et cela remonte à huit années.

Nous ne voulons plus parler de mort, mais de vie » a-t-elle déclaré du haut de la tribune. Sous le coup de l’émotion, elle a martelé que son rêve est qu’il n y’ait plus de nouvelles infections, qu’il n y’ait plus à choisir entre ceux qui devaient mourir faute de soins et ceux qui devaient vivre.

…Une nouvelle étape de la riposte nationale contre le Sida. De son côté, le ministre de la Santé, M Ali Yacoub Mahamoud, est rentré dans le vif du sujet lors de son intervention au micro.

Le decideur politique a d’emblée précisé que cette nouvelle étape de la riposte nationale contre le Sida appelle une exigence de résultats, une harmonisation des approches, une rationalisation des ressources et une synergie dans l’action.

Elle motive l’implication plus profonde des personnes vivant avec le VIH/Sida dans la mise en œuvre des programmes nationaux en matière de prévention et de suivi dans le cadre d’une démarche préventive positive si l’on suit jusqu’au bout la logique du ministre de la Santé.

M Ali Yacoub Mahamoud a également relevé combien la présence autour de cette table de tous les partenaires au développement, des acteurs nationaux et des principaux intervenants dans cette lutte constitue un engagement en soi.

A raison d’ailleurs puisqu’elle reflète une volonté commune de ne jamais relâcher l’attention et la mobilisation face aux risques de propagation de la pandémie.

Et ce, rappelons-le, par le biais d’une concertation accrue entre les pouvoirs publics, les partenaires au développement, les forces vives et les PVVS du pays.

C’est du moins la conviction affichée du Premier ministre, arguments à l’appui. M Dileita Mohamed Dileita, n a pas manqué de souligner que le gouvernement s’est résolument engagé depuis 2003 dans cette lutte.

L’engagement au plus haut sommet de l’Etat s’est manifesté notamment par le décret présidentiel qui a permis de tracer le cadre institutionnel de la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, essentiel dans la mise en œuvre d’une coordination nationale multisectorielle.

L’adhésion du gouvernement aux diverses déclarations politiques internationales, comme celles de la déclaration d’Engagement du VIH/SIDA, ou plus tard, de la déclaration pour l’Intensification de la lutte contre cette terrible maladie, s’est traduite par d’autre actions concrètes entreprises sur le plan national.

Il y’a lieu de privilégier une synergie dans l’action contre le Sida sous nos cieux.

N Kadassiya